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Bruno Boudiguet

Bruno Boudiguet a écrit 34 billets pour Le cobaye international

Compte-rendu du procès Pons/Rigal c. Boudiguet

Audience du 2 septembre 2016, XVIIe chambre du TGI de Paris Nota bene : le droit de réponse de François Pons et Sylvain Rigal est inséré à la fin de ce compte-rendu. Le 2 septembre a eu lieu, près de huit heures durant, le procès de la plainte en diffamation déposée par les médecins militaires François Pons et Sylvain Rigal à l’encontre du chapitre de mon livre (...)

L’opération Turquoise à Bisesero : l’abandon criminel des rescapés, livrés aux tueurs

Le génocide des Tutsis rwandais de 1994, c’est plus d’un million de personnes sans défense exterminées en moins de trois mois. Sa mise en exécution commence le 7 avril. L’État français n’a cessé de soutenir le régime qui a commis le génocide : aide diplomatique et idéologique, livraisons d’armes de guerre ayant servi aux massacres, encadrement militaire, appui (...)

L’opération Turquoise, une imposture humanitaire

L’opération Turquoise est une opération militaro-humanitaire proposée au Conseil de sécurité de l’Onu et mise en œuvre par la France. Elle s’est déroulée au Rwanda à partir de la frontière avec l’ex-Zaïre (aujourd’hui République démocratique du Congo) à partir du 22 juin 1994 et durera deux mois. « La France se veut une puissance mondiale. C’est son ambition et son (...)

"Ca vous regarde" sur LCP, un débat déséquilibré

Me remplaçant au pied levé, Michel Sitbon, auteur de "Rwanda 6 avril 1994, un attentat français ?" paru aux éditions Aviso est invité en duplex dans l’émission "ça vous regarde" sur LCP. Duplex car Péan le révisionniste de la France au Rwanda a menacé de quitter le plateau si Michel Sitbon y était présent. LCP s’est malheureusement inclinée et n’a pas trouvé mieux (...)

Opération Turquoise. Bisesero : La vie au camp de Rwirambo puis le départ en camion, sous le signe de la maltraitance

Pendant ce temps-là, regroupés sur la colline de Rwirambo, les rescapés qui ne sont pas gravement blessés, censés ne pas être évacués au Zaïre, tentent de renouer avec la vie. Ils vont faire face à d’autres embûches et d’autres mauvais traitements. Les Français ont convaincu les quelques rescapés encore munis de leurs armes traditionnelles de s’en délester, (...)

Opération Turquoise : l’obession ethniste de certains militaires français

François Ndayisaba relève l’obsession, qui confine au fanatisme, de certains militaires de Turquoise au sujet des ‘‘ethnies’’ rwandaises : « Les militaires français savaient mieux que nous distinguer un Hutu d’un Tutsi. Ils n’avaient même pas besoin de regarder nos pièces d’identité. Ils savaient tout de suite reconnaître un Hutu d’un Tutsi. Mieux que nous. Ils (...)

Opération Turquoise : l’ENT, dangereux QG des Français à Kibuye

Ignace Banyaga, alors sous-préfet, raconte l’installation du dispositif Turquoise à Kibuye : « En juin, dès l’arrivée des Français, on a créé ce qu’on a appelé un ‘‘comité de crise’’. Ce comité de crise était composé du préfet Kayishema, des sous-préfets, du procureur, des agents de l’armée, entre autres donc le commandant militaire, de certains juges, du président du (...)

Opération Turquoise. Rubengera, un carrefour très stratégique

L’histoire de l’opération Turquoise n’est encore que parcellaire. Si plusieurs camps français, comme Nyarushishi et Gikongoro, ont fait l’objet de nombreux témoignages, bien des zones n’ont pas été étudiées, comme celles de Bwakira et Mwendo. Notre enquête n’étant pas centrée sur l’opération Turquoise, nous ne traiterons pas de l’ensemble de cette opération. Mais, au (...)

VIOLS, TABASSAGES, PILLAGES : NYARUSHISHI, L’ENVERS DU DÉCOR

Le grand camp de Nyarushishi, où huit mille Tutsis sont rassemblés, va servir de vitrine aux soldats de Turquoise : « Opération devant être fortement médiatisée » [Rwanda, les archives secrètes de Mitterrand (1982-1995), Aviso, 2012.], note le général Quesnot le 18 juin à l’attention de François Mitterrand. La grande étendue de tentes bleues alignées sera le (...)

Formation des miliciens interahamwe par la France : le témoignage de Straton Sinzabakwira

Straton Sinzabakwira, 52 ans, incarcéré à la prison de haute sécurité de Mpanga, était commerçant avant de devenir membre du bureau politique du PSD (Parti social démocrate) et bourgmestre de la commune de Karengera (ex-préfecture de Cyangugu) entre le 7 mai 1993 et le 19 juillet 1994. L’homme est affable. Plusieurs de mes collègues enquêteurs l’ont déjà (...)